Historique
La naissance du musée
L’histoire du Musée historique du Palatinat à Spire commence en 1869. À l’époque, les collections de l’Association historique du Palatinat, du Cercle bavarois du Rhin et de la ville de Spire furent réunies sous le toit du Lycée moderne de la Siebertplatz. La collection grandit rapidement et, les locaux étant devenus trop exigus, fut finalement transférée dans un bâtiment moderne de la Domplatz. L’édifice du Musée Gabriel von Seidls (1848-1913) aux allures d’un château à quatre ailes fut inauguré solennellement le 22 mai 1910 en présence du prince régent Luitpold. Situé directement à proximité de la cathédrale impériale de style roman, le musée fait partie des attractions touristiques de l’ancienne ville impériale de Spire.
Après la guerre
Le musée fut épargné par la Deuxième Guerre mondiale, mais la précieuse collection de porcelaine de Frankenthal fut spoliée. En 1961, les collections du Musée de la Cathédrale et de l’évêché, notamment les célèbres offrandes funéraires des empereurs et rois romains-germaniques exposées au département du « Trésor de la cathédrale », furent confiées au Musée historique du Palatinat à titre de dépôts permanents. L’assainissement général de l’ancien bâtiment et la construction d’un nouveau pour les expositions temporaires de 1987 à 1990, ont mis le Musée historique du Palatinat au standard des normes muséologiques modernes. Depuis la rénovation, les ateliers et les dépôts ont été installés dans la filature historique de coton.
Dépôt et ateliers
À proximité de la gare de Spire, l’« ancienne filature de coton » classée monument historique sert de dépôt au Musée historique du Palatinat. Le bâtiment de l’ancienne fabrique, qui date des alentours de 1900, abrite de nombreuses salles de dépôts et d’ateliers sur une superficie de 8500 mètres carrés environ. La filature de coton est le lieu d’activités d’une partie du personnel du Musée historique du Palatinat et notamment de deux scientifiques et d’un photographe. C’est ici également que travaillent les restaurateurs du musée, dont la tâche essentielle consiste à assurer la conservation et la préservation matérielle des biens artistiques et culturels du musée. Le grand nombre d’objets conservés au dépôt exige un contrôle permanent de l’état de préservation et de restauration des pièces fragiles.